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PSCA vs PSAN : différences concrètes pour ton entreprise crypto en 2026

Différences pratiques entre statut PSAN (régime français AMF) et statut PSCA (régime européen MiCA) en 2026 : champ d'application, agrément, obligations LCB-FT et passporting UE.

Avertissement : cet article est une analyse informative et technique. Il ne constitue ni un conseil juridique individualisé, ni un avis réglementaire opposable à l’AMF ou à l’ACPR. Les exigences PSAN et PSCA évoluent fréquemment par doctrines, instructions et orientations EBA/ESMA. Avant tout dépôt de dossier, consultez un avocat spécialisé en droit financier et la documentation publique des superviseurs.

Pour un dirigeant de société crypto française en 2026, l’arbitrage entre statut PSAN et statut PSCA n’est plus théorique. La période transitoire MiCA se ferme le 1er juillet 2026, et l’écart d’exigences entre les deux régimes restructure profondément le marché européen des prestataires d’actifs numériques.

Origine juridique : régime national PSAN versus régime européen PSCA

Le statut PSAN est une création purement française. Il découle de la loi PACTE n° 2019-486 du 22 mai 2019 et de son décret d’application n° 2019-1213 du 21 novembre 2019. Les articles L.54-10-3 à L.54-10-5 du Code monétaire et financier fixent le cadre : enregistrement obligatoire auprès de l’AMF pour quatre services (conservation, achat-vente fiat, échange crypto-crypto, exploitation de plateforme) et agrément optionnel pour les dix services listés.

Au 1er janvier 2026, 113 PSAN sont enregistrés ou agréés selon le registre public de l’AMF. Parmi eux, Coinhouse, Bitpanda France, Paymium, StackinSat, et plus récemment Binance France (enregistré en mai 2022) et Crypto.com France (enregistré en mars 2023). Seules trois sociétés ont obtenu l’agrément complet PSAN renforcé : Coinhouse en mars 2023, Société Générale Forge en juillet 2023, et Deblock en novembre 2024.

Le statut PSCA, lui, est la transposition française du règlement européen MiCA (UE 2023/1114) adopté le 31 mai 2023 et publié au Journal officiel de l’Union européenne le 9 juin 2023. La désignation française CASP (Crypto-Asset Service Provider) s’est francisée en PSCA dans les ordonnances de transposition. L’instruction conjointe AMF-ACPR est obligatoire, conformément à l’article L.54-10-2 modifié par l’ordonnance n° 2024-936 du 15 octobre 2024 sur l’adaptation du droit français à MiCA.

Une différence symbolique mais essentielle : le PSAN est un régime de surveillance national avec passporting impossible. Le PSCA est un régime européen avec passporting automatique vers les vingt-six autres États membres.

Champ d’application et services régulés

Les deux régimes couvrent des périmètres proches mais non identiques. Le tableau ci-dessous récapitule les correspondances.

ServicePSAN (CMF L.54-10-2)PSCA (MiCA art. 3)
Conservation crypto-actifsEnregistrement obligatoireAgrément obligatoire
Achat-vente fiat/cryptoEnregistrement obligatoireAgrément obligatoire
Échange crypto/cryptoEnregistrement obligatoireAgrément obligatoire
Exploitation plateforme négociationEnregistrement obligatoireAgrément obligatoire
Réception et transmission d’ordresAgrément optionnelAgrément obligatoire
Exécution d’ordresAgrément optionnelAgrément obligatoire
Placement de crypto-actifsAgrément optionnelAgrément obligatoire
Conseil en crypto-actifsAgrément optionnelAgrément obligatoire
Gestion de portefeuilleAgrément optionnelAgrément obligatoire
Services de transfertHors champ expliciteAgrément obligatoire (nouveau)
Passeport européenNonOui (notification ESMA)

Le régime PSCA introduit deux services explicitement nouveaux par rapport au PSAN : les services de transfert de crypto-actifs (article 3, paragraphe 1, point 16, lettre j de MiCA) et les services autour des stablecoins ART et EMT régis séparément par les titres III et IV. Voir notre analyse USDC vs USDT vs DAI pour le cadre stablecoins MiCA.

Conséquence opérationnelle : un PSAN historique qui n’opérait que la conservation et l’échange devra étendre son périmètre d’agrément PSCA s’il propose désormais des paiements, virements internes entre clients ou prestations B2B de routage on-chain.

Procédure d’agrément : un dossier 200-400 pages instruit en 6 à 12 mois

L’instruction d’un agrément PSCA est sensiblement plus exigeante que l’enregistrement PSAN historique. L’instruction AMF DOC-2024-04 publiée en septembre 2024 fixe le contenu attendu du dossier en six volets principaux.

Volet 1 : structure juridique et gouvernance. Statuts à jour, organigramme actionnarial avec identification de tout bénéficiaire effectif détenant plus de 10 %, CV et casiers judiciaires des dirigeants et des membres du conseil de surveillance, politique de gestion des conflits d’intérêts.

Volet 2 : programme d’activité. Description détaillée des services proposés, des couples de crypto-actifs négociés, de la clientèle ciblée (retail, professionnel, éligible), du chiffre d’affaires prévisionnel sur trois ans et des hypothèses de scénario adverse.

Volet 3 : dispositif LCB-FT. Cartographie des risques, politique d’acceptation des clients, procédures KYC/KYB renforcées, surveillance des transactions on-chain via un outil de blockchain analytics (Chainalysis, Elliptic, TRM Labs), modalités de déclaration de soupçon à Tracfin et de gel des avoirs.

Volet 4 : cybersécurité et continuité d’activité. Plan PCA-PRA conforme à l’orientation EBA/GL/2019/02, audit de pénétration externe, gestion des clés cryptographiques (HSM, MPC, multi-signature), sauvegardes off-site, scénarios de bascule. La référence implicite est le règlement DORA pour les acteurs financiers.

Volet 5 : fonds propres réglementaires. Conformément à l’article 67 de MiCA et au règlement délégué de la Commission, le montant minimum varie de 50 000 euros (classe 1 : conseil, réception-transmission d’ordres, exécution, placement, gestion de portefeuille) à 150 000 euros (classe 3 : exploitation de plateforme de négociation et services de transfert).

Volet 6 : conservation et ségrégation des avoirs clients. Ce point cristallise l’attention du superviseur. Les crypto-actifs détenus pour le compte de clients doivent être strictement ségrégués des actifs propres du PSCA, conservés dans des wallets distincts, avec un schéma de conservation documenté (full custody, MPC, multi-sig). Voir notre comparatif Ledger vs Trezor pour les architectures hardware.

L’instruction prend en pratique entre 6 et 12 mois selon la qualité du dossier initial et le nombre d’allers-retours avec les équipes AMF-ACPR. Les premiers agréments PSCA français ont été délivrés en décembre 2024 (Société Générale Forge) et au cours du premier semestre 2025.

Obligations opérationnelles continues : ce qui change vraiment

Au-delà de l’agrément initial, le régime PSCA impose un faisceau d’obligations permanentes nettement plus dense que le régime PSAN.

Reporting prudentiel trimestriel. Le PSCA doit transmettre à l’AMF un état trimestriel des volumes négociés par couple de crypto-actifs, des encours conservés, des incidents opérationnels, et de la conformité aux ratios de fonds propres. Format XBRL standardisé sur la plateforme ONDE de l’AMF.

Information précontractuelle renforcée. Tout client professionnel ou retail doit recevoir, avant souscription, un livret blanc (white paper) ou une notice d’information conforme aux annexes I et II du règlement MiCA, avec mentions obligatoires sur les risques, la volatilité, l’absence de garantie des dépôts et le traitement fiscal applicable. Voir notre guide fiscalité crypto 2086 pour la déclaration côté investisseur.

Politique de meilleure exécution. L’article 78 de MiCA impose une politique de best execution alignée sur l’article 27 de MiFID II, avec critères de prix, coût, rapidité et probabilité d’exécution. Documentation annuelle obligatoire.

Gestion des conflits d’intérêts. Cartographie écrite des conflits potentiels (trading propriétaire, market making, listing payant de nouveaux tokens), politique de barrière chinoise et registre des cadeaux et avantages, contrôlés par le RCSI.

Travel rule TFR 2023/1113. Le règlement TFR (UE) 2023/1113 applicable depuis le 30 décembre 2024 impose la transmission de l’identité du donneur d’ordre et du bénéficiaire pour toute opération crypto, dès le premier euro, sans seuil de minimis. Les transferts vers wallets non hébergés exigent une vérification renforcée si le montant cumulé dépasse 1 000 euros.

Plan de résolution. Tout PSCA exploitant une plateforme de négociation ou conservant plus de 100 millions d’euros de crypto-actifs clients doit produire un plan de résolution annuel, sur le modèle BRRD bancaire, qui décrit la liquidation ordonnée en cas de défaillance.

Ces obligations renchérissent significativement le coût annuel de structure : un PSAN historique de taille moyenne (10 à 30 millions d’euros d’encours) qui basculait avec 200 000 euros de charges conformité doit anticiper 600 000 à 1 million d’euros une fois PSCA actif. C’est l’une des raisons pour lesquelles plusieurs petits PSAN français ont annoncé leur cession ou leur sortie du marché entre 2024 et 2026.

Calendrier de bascule et risques opérationnels jusqu’au 1er juillet 2026

Le calendrier officiel du grandfathering français a été fixé par l’arrêté du 16 octobre 2024 publié au Journal officiel. Trois jalons structurent la transition.

30 décembre 2024 : entrée en vigueur complète de MiCA. Les titres II (transparency), III (ART) et IV (EMT) s’appliquent. Les stablecoins non agréés EMT (Tether USDT en pratique) deviennent inéligibles à la distribution sur les plateformes européennes régulées.

1er janvier 2025 : ouverture du guichet PSCA. L’AMF accepte les dépôts de dossiers d’agrément PSCA. Les premiers agréments tombent au premier trimestre 2025.

1er juillet 2026 : fin du grandfathering. Tout PSAN qui n’a pas obtenu son agrément PSCA cesse mécaniquement son activité. La doctrine AMF DOC-2024-12 publiée en décembre 2024 confirme qu’aucune extension ne sera accordée au-delà.

Pour un dépôt de dossier en mai 2026 avec instruction de 6 mois, l’agrément effectif ne tomberait qu’en novembre 2026. Soit cinq mois d’interruption d’activité post 1er juillet 2026, ce qui serait commercialement et juridiquement intenable. La doctrine publique conseille de déposer avant le 31 décembre 2025 pour limiter ce risque.

Pour un PSAN qui ne dépose pas, plusieurs options sont sur la table : cession à un acteur déjà agréé PSCA, fermeture ordonnée avec restitution des actifs clients, ou bascule vers une activité hors champ MiCA (par exemple courtage en NFT non-fongibles utilitaires, à condition de pouvoir démontrer la non-fongibilité). Voir notre guide PSAN AMF actuel pour la liste des acteurs en cours de bascule.

Impact pratique pour une PME crypto française en 2026

Pour une PME française qui exploite déjà un statut PSAN, six chantiers sont à mener en parallèle d’ici à fin 2025.

Audit interne de conformité MiCA. Identifier les écarts entre l’existant PSAN et les exigences PSCA, prioriser les chantiers structurants (fonds propres, RCSI, plan PCA).

Recrutement ou désignation d’un RCSI. Le responsable de la conformité doit être titulaire d’une carte professionnelle AMF, disposer d’une expérience de cinq ans minimum en environnement régulé, et rapporter directement au dirigeant.

Mise à niveau du dispositif LCB-FT. Souscription à un outil de blockchain analytics professionnel, rédaction d’une politique d’acceptation client conforme à l’orientation EBA 2024 sur les crypto-actifs.

Conformité fiscale clients. Le PSCA doit fournir aux clients personnes physiques résidentes françaises les éléments nécessaires à la déclaration via le formulaire 2086 ainsi que l’annexe 3916-BIS pour les comptes étrangers. La doctrine BOFiP précise les obligations déclaratives du prestataire au titre du DAC 8.

Sécurisation de la conservation. Migration éventuelle vers une architecture MPC ou multi-sig avec ségrégation totale des avoirs clients, audit externe par un cabinet de cybersécurité certifié PASSI.

Stratégie commerciale européenne. Le passporting PSCA ouvre vingt-six marchés. Il faut anticiper la traduction des conditions générales, l’adaptation au droit local des contrats clients, et la conformité aux réglementations marketing locales (BaFin, CONSOB, CNMV). Voir notre analyse ETF Bitcoin spot France pour le contexte produits régulés et la verticale Blockchain B2B pour les cas d’usage entreprise.

Pour un acteur qui démarre en 2026, viser directement le statut PSCA sans passer par PSAN est devenu la voie rationnelle. Le calendrier serré et la lourdeur du dossier rendent toutefois indispensable l’accompagnement d’un cabinet d’avocats spécialisé et d’un consultant conformité disposant d’un track record sur les dossiers AMF-ACPR.


Sources et références consultées : Règlement (UE) 2023/1114 MiCA ; Règlement (UE) 2023/1113 TFR ; AMF, instruction DOC-2024-04 et doctrine DOC-2024-12 ; ACPR, instructions agrément CASP ; Code monétaire et financier articles L.54-10-3 à L.54-10-5 ; ordonnance n° 2024-936 du 15 octobre 2024 ; arrêté du 16 octobre 2024 ; orientation EBA/GL/2024/06 sur stablecoins ; ESMA Q&A MiCA 2025 ; Tracfin, lignes directrices LCB-FT crypto-actifs 2024 ; BOFiP-Impôts, doctrine actifs numériques BOI-RPPM-PVBMC-30 ; règlement délégué Commission UE sur fonds propres MiCA art. 67.

Questions fréquentes

Quelle est la différence essentielle entre PSAN et PSCA en 2026 ?
Le PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques) est un statut national français créé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et codifié aux articles L.54-10-3 et suivants du Code monétaire et financier. Le PSCA (Prestataire de Services sur Crypto-Actifs), équivalent français du CASP européen, est issu du règlement (UE) 2023/1114 MiCA applicable depuis le 30 décembre 2024 sur le territoire des vingt-sept États membres de l'Union. Le premier reste valable jusqu'au 1er juillet 2026 grâce à la période de grandfathering accordée par l'AMF aux 113 PSAN enregistrés ou agréés avant cette date. Le second offre un passeport européen automatique et impose un cadre prudentiel nettement plus exigeant en matière de fonds propres, gouvernance interne, sécurité des systèmes d'information et plan de continuité d'activité documenté. Voir notre guide MiCA 2026 pour le détail complet du règlement européen.
Mon enregistrement PSAN actuel reste-t-il valable après MiCA ?
Oui, mais pour une période transitoire limitée. La France a opté pour la durée maximale autorisée par l'article 143 du règlement MiCA, soit dix-huit mois pleins à compter du 30 décembre 2024. Concrètement, un PSAN enregistré ou agréé auprès de l'AMF avant cette date peut continuer à exercer en France l'ensemble de ses services sans agrément CASP/PSCA jusqu'au 1er juillet 2026 inclus. Passé ce délai, le statut PSAN cesse mécaniquement de produire ses effets, et toute poursuite d'activité exige un agrément PSCA délivré par l'AMF après instruction conjointe avec l'ACPR. La doctrine publique de l'AMF précise qu'il est vivement recommandé de déposer un dossier complet PSCA avant le 31 décembre 2025 pour garantir la continuité opérationnelle. À défaut, le risque d'interruption d'activité au 2 juillet 2026 est concret, avec impact direct sur la clientèle et les contreparties bancaires.
Quels services nécessitent un agrément PSCA en France en 2026 ?
Le règlement MiCA liste dix services couverts à son article 3, paragraphe 1, point 16. Conservation et administration de crypto-actifs pour le compte de clients, exploitation d'une plateforme de négociation, échange de crypto-actifs contre fonds, échange de crypto-actifs contre d'autres crypto-actifs, exécution d'ordres, placement de crypto-actifs, réception et transmission d'ordres pour le compte de tiers, conseil en crypto-actifs, gestion de portefeuille de crypto-actifs, et services de transfert de crypto-actifs pour le compte de clients. Toute personne morale qui fournit l'un de ces services à des clients de l'Union européenne à titre professionnel doit obtenir un agrément PSCA auprès du superviseur de son État membre d'origine, sauf exception des établissements de crédit et entreprises d'investissement déjà agréés qui bénéficient d'une procédure de notification simplifiée prévue à l'article 60 du règlement. La liste publique consolidée des PSCA français est tenue conjointement par l'AMF et l'ACPR.
Combien coûte la transition d'un PSAN vers un PSCA en 2026 ?
Le coût total varie entre 80 000 et 350 000 euros selon la complexité du dossier et le nombre de services demandés. Trois postes structurent la dépense. Premièrement, l'instruction réglementaire avec environ 30 000 à 80 000 euros d'honoraires d'avocats spécialisés et de consultants conformité pour la rédaction du dossier d'agrément, soit 200 à 400 pages de documentation technique. Deuxièmement, la mise à niveau opérationnelle qui inclut le recrutement d'un responsable conformité (RCSI) titulaire d'une carte professionnelle AMF, la mise en place d'un dispositif LCB-FT et d'un plan de continuité d'activité, soit 50 000 à 150 000 euros. Troisièmement, les fonds propres réglementaires fixés par l'article 67 MiCA à 50 000, 125 000 ou 150 000 euros selon les services exercés, qui restent mobilisés en permanence sur un compte bancaire ségrégué. Voir notre guide PSAN pour le contexte.
Un PSCA français peut-il exercer librement dans toute l'UE ?
Oui, c'est l'un des bénéfices majeurs du nouveau régime. L'article 65 du règlement MiCA introduit un mécanisme de passporting européen qui permet à un PSCA agréé en France d'exercer ses services dans les vingt-six autres États membres après simple notification au superviseur du pays d'accueil via l'ESMA. La procédure prend dix jours ouvrables maximum après transmission du dossier complet par l'AMF. Cette logique de passeport européen est calquée sur celle déjà en vigueur pour les établissements de crédit (CRD VI) et les entreprises d'investissement (MiFID II). Concrètement, un acteur français comme Coinhouse ou Bitpanda France peut servir un client allemand, espagnol ou italien sans demander d'agrément local supplémentaire. C'est une rupture majeure par rapport au régime PSAN, strictement limité au territoire français et qui imposait des structures juridiques distinctes pour opérer ailleurs en Europe. Voir la verticale Régulation.

Avertissement. Cet article est éditorial. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé ni une sollicitation. Les actifs numériques présentent un risque de perte en capital total. Vérifiez le statut PSAN ou CASP de tout prestataire avant d'agir et, en cas de doute sur votre situation fiscale, consultez un expert-comptable ou un avocat fiscaliste.

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